32 exercices faciles pour stimuler votre créativité au quotidien [traduction]

Cet article a été écrit par Ayse Birsel. Auteur de Design the Life You Love et provient de ce site. Traduction Libellune.

 

32 exercices faciles pour stimuler votre créativité au quotidien : Vous n’avez pas besoin d’être un artiste talentueux pour adopter des habitudes créatives !

Pour bien des gens, la créativité est un talent que peu possède.

Pour moi, la créativité est un don que nous avons tous et qui peut se développer par un exercice régulier.

« La créativité n’est pas réservée aux artistes. C’est pour les hommes d’affaires cherchant un nouveau moyen de conclure une vente. C’est pour les ingénieurs cherchant à résoudre un problème. C’est pour les parents qui veulent que leurs enfants voient le monde de plus d’une manière possible. » – Twyla Tharp

Voici 32 exercices quotidiens simples qui vous permettront d’améliorer votre créativité. Ce sont de courtes séances d’entrainement pour votre cerveau droit, la plupart ne nécessite rien de plus qu’un crayon et du papier (des stylos Pilot Bravo et un carnet de croquis Moleskine sont mes outils) et de l’entrain.

Pour en faire une habitude, planifiez « 15 minutes de créativité » dans votre agenda et essayez un exercice différent chaque jour.

  1. Dessinez quelque chose (fruit, votre tasse de café, votre chien, votre chat, vos enfants) pendant 5-10 minutes. Dessinez simplement, ne jugez pas, n’effacez rien.
  2. Dessinez une pomme chaque jour en utilisant une technique différente à chaque fois. Mon ami Ken Carbone l’a fait quotidiennement, pendant 365 jours.
  3. Achetez des crayons de couleur. Dessinez des lignes parallèles à main levée ou avec une règle. Coloriez-les à la manière de Paul Smith.
  4. Utilisez un logiciel de dessin sur votre i-Pad, mon préféré est SketchPad, pour dessiner la moitié de quelque chose et obtenir l’autre moité avec l’effet miroir. Essayez avec des objets symétriques comme des bouteilles, des vases, des fourchettes, des crayons.
  5. Emmenez votre carnet à dessin lors d’un concert et croquez ou écrivez des idées qui vous viennent à l’esprit tandis que vous écoutez la musique.
  6. Faites quelque chose de nouveau, drôle ou bizarre avec les objets posés sur votre bureau
  7. Récupérez un tas de trucs provenant de votre bac à recyclage. Assemblez-les pour en faire une sculpture abstraite. Utilisez un pistolet à colle chaude ou beaucoup de scotch pour les maintenir ensemble.
  8. Piochez un mot dans le dictionnaire, puis cherchez le mot qui se trouve avant celui-ci et après. Composez une petite histoire en utilisant ces trois mots (cet exercice est librement inspiré du Réflexe Créatif par Twyla Tharp).
  9. Créez de nouveaux objets à l’aide de trombones (boucles d’oreilles, lettres de l’alphabet, un cœur). Observez combien de choses vous pouvez réaliser en 5 minutes.
  10. Trouvez une chose qui commence avec la première lettre de votre prénom et une autre avec la première lettre de votre nom. Mélangez-les pour en faire autre chose : Apple (une pomme) pour Ayse + Bus (un bus) pour Birsel = un bus en forme de pomme. Dessinez-le.
  11. Dessinez quelque chose qui se trouve sur votre bureau, par exemple votre agrafeuse, sans regarder vos mains pendant 5 minutes. Dessinez en couvrant vos mains d’une serviette en papier pour ne pas tricher. Lorsque vous aurez terminé, retirez la serviette. Tada ! Vous serez étonné.
  12. Choisissez une chanson et chantez-la avec de nouvelles paroles.
  13. Écrivez un poème à propos de votre journée dans le style de votre poète favori (Maya Angelou par exemple).
  14. Prenez une photo, un selfie, ouvrez-le dans Photoshop ou PowerPoint et écrivez HELLO! en grosse lettres dans une police marrante, sauvegardez-la au format PDF et joignez-la à vos e-mails pendant une journée.
  15. Prenez un mot composé de deux éléments. Séparez les deux mots. Remplacez l’un des deux par un nouveau mot pour créer un nouveau mot composé. Listez autant de combinaisons que possible.
  16. Allez au musée avec votre carnet à dessin et dessinez une peinture ou une sculpture qui vous inspire (si vous n’avez pas le temps pour cela, sortez sur le pas de votre porte et dessinez une boîte aux lettres ou un arbre). Peu importe si votre dessin est simple ou biscornu, je vous garantis que vous n’oublierez jamais ce que vous venez de dessiner.
  17. Avant d’aller dormir, écrivez dans votre carnet de notes au sujet d’un problème que vous voudriez résoudre. Dormez sur votre problème et laissez votre subconscient faire le boulot. Lorsque vous vous réveillerez, notez vos idées dans votre carnet.
  18. Observez les nuages et imaginez-les comme des choses, juste comme vous le faisiez enfant.
  19. Empruntez les Playdo à vos enfants et réalisez une sculpture en 15 minutes. Inspirez-vous d’Henry Moore, Isamu Noguchi ou Brancusi.
  20. Ensuite empruntez à vos enfants leurs Légo et construisez la maison de vos rêves, piscine incluse. Vous pouvez également faire cela virtuellement dans Minecraft.
  21. Recouvrez totalement votre table de papier pour tableau blanc. Dessinez dessus avec des gestes larges, dans un style libre, en suivant le flux de la conscience et en utilisant un feutre Sharpie (assurez-vous que le feutre ne traverse pas le papier) pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que la table entière soit recouverte). Scotchez tout ensemble et accrochez le tout sur votre mur.
  22. Prenez 5 minutes pour écrire un haïku (poème de style japonais composé de 3 lignes, avec une structure de 5-7-5 syllabes) au sujet de votre journée ou nuit.
  23. La prochaine fois que vous cuisinerez, changez un ingrédient clef, expérimentez.
  24. Réunissez du matériel (papier aluminium, coton-tiges, cure-pipes, papiers de couleur ou post-it, trombones, ficelle, boutons, punaises et tout autre bric-à-brac) et de la colle pour les assembler afin d’en faire quelque chose. Si vous avez de jeunes enfants, faites-le avec eux.
  25. Inspirez-vous de Stefan Sagmeister, graphiste et auteur de « Things I have learned in my life so far ». Formulez votre devise de vie et écrivez-la avec du sucre ou du sel, ou des fleurs blanches, ou faites un dessin de la manière dont vous aimeriez l’écrire dans une forêt ou sur un étang.
  26. Mélangez une toute nouvelle technologie avec une très ancienne et jouez avec de nouvelles idées. Uber + Calèches. Montre Apple + Cadran solaire. Écrivez-les et dessinez-les.
  27. Faites toute page de « Saccage ce carnet » de Keri Smith. Ma préférée : TROUVE UN MOYEN DE RELIER CES DEUX PAGES.
  28. Imprimez le portrait de quelqu’un que vous aimez ou admirez. Mettez un papier calque dessus et redessinez le visage. Ne jugez rien, n’effacez rien. Essayez avec vous-même pour réaliser un auto-portrait.
  29. Lors d’une de vos balades, ramassez des branches qui ressemblent à des lettres et écrivez votre nom lorsque vous serez rentré à la maison. Prenez une photo et postez-la sur Instagram.
  30. Dessinez quelque chose sans lever votre crayon.
  31. Apprenez à dessiner quelque chose dans le style réaliste, comme un œil à l’aide d’un tutoriel sur Youtube (cela ne prend pas plus de 15 minutes.)
  32. Empruntez une route différente pour rentrez chez vous et prenez des photos des nouvelles choses que vous verrez le long du chemin. Postez-les sur Instagram, #creativeeveryday.

Voici ce que j’ai appris de ces échauffements créatifs : ma pensée est de plus en plus flexible et multidimensionnelle jour après jour. J’aborde les challenges du travail avec moins de peurs et de manière plus ludique ; je suis plus ouverte pour voir les choses sous des angles nouveaux et inattendus… Et cela fait toute la différence.

Et vous ? Quels sont vos exercices créatifs préférés ? J’aimerais que vous m’en parliez.

Concevez la vie et le travail comme vous aimez !

http://www.inc.com/ayse-birsel/32-easy-exercises-to-boost-your-creativity-everyday.html?sr_share=twitter

Tissage, tricot, peinture et mobiles

Je n’ai pas seulement feutré des lutins ce mois-ci, j’ai aussi tissé et tricoté pour les bébés qui vont naître dans ma famille prochainement. J’ai également réalisé quelques mobiles. Là aussi, c’est quelque chose que je souhaite développer dans les semaines à venir. J’aime tellement peindre et créer ce genre d’objets poétiques !

Couverture bébé tissée main Couverture bébé tissée main

J’ai eu quelques soucis de chaîne avec la couverture améthyste, sa laine est vraiment belle mais tellement… sournoise aussi ;o))

chausson bébé

Si le modèle de ces petits chaussons vous plaît, je l’ai emprunté ici : http://www.happyhousewife.fr/2014/12/les-petits-chaussons-bebe-au-tricot/ j’ai juste augmenté le nombre de rangs pour pouvoir faire un petit revers.

Mobile hibou par LibelluneMobile "hibou" par Libellune

Merci à Kundry de m’avoir offert les supports en bois et les perles en céramique. Cela a tout de suite fait « tilt » entre eux et moi ! Ça faisait longtemps que je rêvais de fabriquer mes propres supports, ces cadeaux ont été le dernier coup de pouce pour me décider à sauter le pas !

Mobile "étoile" par Libellune

Une étoile pour nous guider vers nos idéaux les plus élevés, une étoile pour nous rappeler de toujours nous tourner vers notre propre lumière ! Bois peint, laine feutrée et perles en céramique.

Déco "arbre de noël" tricoté et feutré par Libellune

Bon, ce sapin ne paie pas de mine sur ces photos, mais je suis contente de son vrai rendu. Cela faisait longtemps qu’il me trottait dans la tête. J’ai donc tricoté un cône que j’ai garni de laine feutrée. Puis j’ai brodé des perles et des clochettes. L’étoile à sa cime est un bouton en bois.

Voilà, voilà. Une fois encore je partage mes réalisations parce que je sais qu’elles encouragent certains d’entre vous à créer à leur tour. Créer, ça donne des ailes, ça rend heureux, ça mène au vrai soi-même… C’est tout le mal que je souhaite voir fleurir dans notre monde !

Auto-portrait & introspection

C’est sûrement la période qui veut ça… J’avais envie de travailler sur le thème de l’auto-portrait. Rien de réaliste parce que je l’ai déjà fait par le passé. Je ne cherche pas la performance, ni l’esthétique. Je recherche plutôt la spontanéité pour laisser émerger les images, les émotions. Afin de mieux explorer mes propres parts d’ombre et de lumière. Tomber le masque, révéler.  Mais aussi, lâcher prise et m’amuser. C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi la technique du monotype dans un premier temps.

monotype auto-portraitmonotype auto-portrait monotype auto-portrait libellune monotype auto-portrait libellune monotype auto-portrait libellune

 

11 choses sur moi

Ama Yaga m’a invitée à répondre à une petite série de questions. Je me suis prêtée au jeu. Le jeu consisterait à ce que je pose à mon tour 11 questions à d’autres personnes. Je passe mon tour pour cette fois car la plupart de mes amis n’affectionnent pas ce système des chaînes. Valà !

  • Que représente le fil pour vous ?

Le lien invisible, mais bien réel, qui existe entre tous les êtres. Pour moi toutes les âmes sont reliées entre elles. Voilà, le fil me connecte spirituellement et matériellement aux autres. Filer, tisser, broder, tricoter, ce sont des gestes simples et pourtant sacrés, des prières silencieuses. Et dans un monde où tout doit aller toujours plus vite, on oublie la nécessité de l’effort, de la concentration, de commettre des erreurs pour évoluer et grandir, d’aimer vraiment. Et pourtant, c’est ça qui fait me sentir vivante et ancrée dans le monde. Quand je l’oublie, rien ne va plus. Le fil, c’est aussi mon aide-mémoire en cela.

  • Le projet « fibresque » qui t’a le plus inspirée ?

Ce qui m’inspire toujours, ce sont les cadeaux que je peux créer presque de A à Z pour les personnes que j’aime. Celui qui m’a le plus marqué : une grande écharpe destinée à notre amie commune Annelise. Teindre, filer, tisser, ça demande du temps, de l’implication, des erreurs et ainsi de bonnes surprises. Alors, si le résultat me plait ainsi qu’à la personne à qui je l’offre, c’est du pur bonheur. D’ailleurs, parmi tous les cadeaux que j’ai reçu enfant, ce ne sont pas ceux achetés en magasin dont je me souviens, mais ceux faits à la main. D’ailleurs, j’ai toujours gardé la maman chat et ses chatons que ma grand-mère m’avait tricoté pour un anniversaire. Elle avait cousu des coussins et installés cette famille chat dans un joli panier en osier. J’étais fascinée par les perles et sequins qu’elle y avait brodé. C’est peut-être pour ça que j’aime tant broder mes personnages feutrés. Cela me connecte à elle inconsciemment.

  • La rencontre clé dans l’univers du fil ?

C’est toi, Ama. Ça faisait des années que le filage au rouet me faisait envie, sans toi je pense que je n’aurais pas sauté le pas.

  • Un livre, une musique ou une peinture qui vous inspire ?

Alors là… Il y en a tellement. Je vais opter pour un livre qui me suit depuis des années. J’en parle régulièrement sur ce blog et j’en traduis des petits bouts de temps à autre : Life, Paint & Passion de Michèle Cassou et Stewart Cubley. Si on le peut, il faut le lire, à mon sens Cassou a tout compris au processus créatif.

  • As-tu un rituel lorsque tu vas créer quelque chose ?

Non pas vraiment. J’ai juste besoin d’être dans un environnement où je me sens bien. Mon atelier a des allures d’espace sacré mais je ne suis pas idolâtre, je peux créer partout ailleurs dans la maison et je ne m’en prive pas. La seule chose, c’est que je suis très bordélique et avant de me mettre à créer, j’ai besoin d’avoir un endroit rangé et propre, une fois que je suis dans le processus créatif le désordre ne me dérange plus. C’est la seule condition.

  • Une chose que tu souhaiterais réaliser dans cette vie ?

Chat-Fée

Aider les autres significativement, à travers mes partages, mes peintures et autres créations, mais pas seulement. J’aimerais beaucoup trouver un moyen de donner l’impulsion à tout ceux qui hésitent à créer, d’allumer la petite étincelle créative magique. Créer est un acte qui nous relie à la vie, au monde, au divin. C’est une célébration joyeuse de la vie, un acte sacré. On s’invente des tas de prétextes pour ne pas s’offrir cette joie, cette nécessité. On se l’interdit même ou alors au compte-goutte. Moi, quand je ne crée pas, j’ai l’impression qu’un feu me consume de l’intérieur et j’imagine très aisément que je ne suis pas la seule dans ce cas, que l’on en soit conscient ou non. Il faut le dire, nombreuses sont les personnes qui ont peur de se lancer parce que la création, en toute conscience, nous révèle tout à la fois à nous-mêmes et nous permet de mieux nous oublier. C’est tout le paradoxe et toute la nécessité.

J’aimerais également m’investir dans la cause animale. C’est un projet que je n’avais jamais abordé avec mes proches jusque là, à part avec mon compagnon bien sûr, je ne savais pas trop comment m’y prendre mais des lignes se dessinent et je suis motivée.

  • La palette de couleurs dans laquelle tu t’exprimes le mieux ?

Comme tu le sais déjà, le violet. Parce que c’est une couleur spirituelle et, à mes yeux, un symbole de noces intérieures. Ce vers quoi je veux tendre.

J’aime beaucoup le vert d’eau et le céladon, il m’arrive d’en rêver d’ailleurs. C’est plein de douceur, de fraicheur, de pureté. Cela m’évoque aussi le printemps, les débuts, la naissance, la vie…

  • Ce que tu aimerais apprendre ? Une technique à tester ?

Oh alors là, ma bonne dame, si je commence, on n’en a pas fini. Je veux tout apprendre, tout connaitre mais je sais bien que je n’aurais pas assez d’une vie pour tout cela.

D’ici quelques années, je voudrais apprendre l’art de la céramique. Ça fait longtemps que ça me titille, mais je suis patiente, une chose à la fois.

En ce moment, je m’essaie au tricot dentelle. J’ai des progrès à faire en terme de concentration et c’est un excellent exercice.

J’aimerais me remettre à la peinture à l’huile. Quand j’avais 15 ans je peignais à l’huile sans complexe. J’aimerais bien y revenir en intégrant quelques bases techniques.

  • Quel est ton dessert préféré ?

Euh… Un truc simple qui me rappelle mon enfance, des œufs au lait par exemple.

  • Le matériel de filage/tissage/tricot que tu aimes le plus ?

Comme tu le sais, je n’ai pas essayé cinquante trucs. Mon rouet Minstrel est très bien même si j’en perçois les limites lorsque je fais du fantaisie, surtout à cause des crochets fixes sur l’épinglier, j’aimerais bien tester une Rolls’ dans le domaine un de ces jours, l’Aura de Majacraft. Avec Annelise, tu m’as offert un métier Harp 80 cm sur lequel je m’amuse beaucoup. Je pense m’offrir une plus petite largeur à l’occasion, je regarde du côté du Cricket mais ce n’est pas ma priorité pour le moment. Les aiguilles circulaires knit pro m’ont changé la vie, encore une fois grâce à Annelise et toi. J’ai bien failli laisser tomber le tricot et ce type d’aiguilles a été une révélation.

  • Une citation, une histoire que tu aurais envie de transmettre ?

« Faites usage de vos talents, quels qu’ils soient. La forêt serait bien silencieuse si aucun oiseau ne chantait, à part ceux qui chantent le mieux. » Henry Van Dyke

Voilà, une des idées que je préfère. Soyons libres et heureux d’être qui nous sommes et n’ayons crainte de l’exprimer !

Mandala : Ishtar, reine du ciel

mandala_ishtar_by_libelluneMandala Ishtar, Reine du Ciel. Aquarelle & crayons de couleur. Dimensions 15 cm de Ø. Sur papier Lana.

J’avais envie de me remettre à peindre des mandalas et comme par hasard, en sortant l’un de mes blocs de papier aquarelle, j’ai retrouvé un dessin qui ne demandait plus qu’à passer à la couleur. Je ne sais pas trop quoi penser du résultat et c’est peut-être ce que j’ai à apprendre ces temps-ci : me concentrer sur le processus sans me focaliser sur le résultat. C’est paradoxal parce que je ne suis pas attachée à mes peintures. Je n’ai aucun problème à m’en séparer, c’est le processus créatif qui m’intéresse. Alors, je ne devrais pas me poser la question du résultat, même si dans l’absolu je désire améliorer mon regard…

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Pourquoi explorer le paysage intérieur ?

J’ai découvert récemment le travail d’Esther C. Williams à travers des extraits de son livre « Aweking the Artist Within through drawing and painting » (pour les non-anglophones, le titre signifie : l’éveil de l’artiste en soi par le dessin et la peinture.) Certains sont disponibles sur son site drawingtogether.com.

Je n’aurais peut-être pas osé définir l’inconscient comme elle le fait, mais après tout, pourquoi pas ? Je veux bien garder l’esprit aussi ouvert que possible et essayer les exercices qu’elle propose.

C’est pourquoi, j’ai commencé à en traduire quelques-uns. Voici l’un d’entre eux.

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Gaïa, dessin au crayon

Explorer le Paysage Intérieur

Nous devons réaliser que la nouvelle frontière est l’ESPRIT. Considérez l’Esprit comme étant une Intelligence Infinie opérant à travers l’univers. Considérez vous-même comme une Individuation de cette vaste Intelligence Infinie. Si vous pouvez penser un peu abstraitement, vous êtes l’Esprit déployant une plus grande compréhension chaque jour alors que vous apprenez, désapprenez et vivez votre vie. Vous et moi sommes conscients de la plus infime (pensez minuscule) partie de cet Esprit. Tout le reste est inconscient, pour autant que nous sommes concernés. L’esprit inconscient est le royaume des rêves, des souvenirs, des reflets, des préjugés et partis pris, des territoires inconnus, des idées, des inventions qui n’ont pas encore été inventées et beaucoup plus encore. L’inconscient est plein d’images, d’émotions, de sagesse, de Lois Universelles, d’ADN, d’histoire humaine, de préhistoire, de déchets, de vieilleries, de schémas limitatifs et plus encore. C’est le moment de l’explorer.

Trois avantages

  1. L’excitation. C’est excitant parce qu’explorer vos sentiments, perceptions, pensées, souvenirs, rêves, idées est quelque chose de tellement unique et personnel. Nul autre que vous peut faire le travail. Les thérapeutes, les pasteurs et conseillers peuvent être d’une grande aide durant votre voyage intérieur, mais ils ne peuvent pas ressentir ce que vous ressentez ni voir les choses telles que vous les voyez. Personne d’autre que vous ne perçoit le monde de votre point de vue. Votre vision des choses a un sens et de l’importance parce qu’elle est unique. Vous avez la responsabilité de vous connaître.
  2. Résolution des problèmes. Saviez-vous que la qualité de votre vie extérieure, consciente est fortement influencée par la qualité de votre vie intérieure, inconsciente ? C’est vrai ! Chaque événement dans le monde extérieur est maintenu en place par des schémas mentaux et émotionnels inconscients. Fuir un problème dans votre mariage, votre travail ou vos finances ne fonctionne pas. Culpabilisez / être dur avec vous-même ne fonctionne pas. Jusqu’à ce que vous alliez en vous-même et changiez le schéma qui crée l’état extérieur, le même vieux schéma réapparaîtra. Albert Einstein nous a conseillé de développer l’état d’esprit qui se concentre sur la solution. Explorer le paysage intérieur à travers le dessin est une façon positive de résoudre les problèmes.
  3. Une bonne santé. Votre santé repose fermement sur le dialogue constructif entre les mondes extérieur et intérieur. Réunir les aspects conscients et inconscients de vous-même pour rétablir l’équilibre, l’harmonie et la santé. L’activité du dessin, telle que définie dans mon livre, au chapitre 2, y est traitée avec force détails et par de nombreux exercices. Il est parfois essentiel de se faire aider par un thérapeute ou un conseiller, et amener vos dessins lors de vos séances peut les aider à vous aider.

C’est le moment pour nous, au 21ème siècle, de recentrer notre attention. Au lieu de vous focaliser sur ce qui se produit à l’extérieur de vous, arrêtez-vous de temps à autre et regardez à l’intérieur. Dessiner est un moyen sûr, passionnant et efficace de regarder en vous-même. Bien que le voyage puisse parfois être un peu mouvementé, souvenez-vous que vous êtes l’Esprit déployant une plus grande compréhension et qui vous conduit au processus de retour à la maison de votre Véritable Identité en tant que Conscience.

Journal Créatif : Mon Soi Créatif

Voici un autre exercice tiré du livre « The Creative Journal » par Lucia Capacchione, issu du chapitre traitant de notre identité. Je vous rappelle que les lignes séparatrices indiquent des sous-sections. Je vous invite à relire ici : les articles introductifs à la méthode. Prochainement, je ferai une liste des exercices déjà traduits pour une meilleure visibilité.

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« Mon soi créatif, une dryade ? » Aquarelle et crayons de couleur

Mon Soi Créatif

Fermez les yeux et demandez-vous :

Qu’est-ce que le mot créatif signifie pour moi ? Comment l’esprit créatif vit en moi ? Comment est-ce que j’exprime ma créativité dans ma vie quotidienne, dans mes activités, ma relation aux autres ?

Méditez sur votre soi créatif.


Dessinez votre soi créatif dans le style graphique qui vous convient: symboles, dessin abstrait, gribouillis, caricature, dessin, etc.


Regardez ce que vous avez dessiné et écrivez votre réaction. Puis, laissez votre soi créatif vous parler (à la première personne du singulier), par exemple « Je suis ton soi créatif… » et retranscrivez cela dans votre journal. Engagez une conversation avec votre soi créatif, si vous le souhaitez, posez des questions et répondez à ce qu’il vous dit.



Utilisations : Cet exercice peut vous aider à explorer et développer votre définition de la créativité, ainsi qu’à expérimenter activement et exprimer cette caractéristique humaine. En reconnaissant et en chérissant la créativité que vous utilisez déjà sans peut-être en être pleinement conscient, vous pouvez révéler du potentiel caché. Cet exercice vous aide à vous affirmer tel que vous êtes maintenant et à développer force intérieure et estime de soi en relevant de nouveaux défis.

Traduction & adaptation par Libellune.com

Le voyage créatif expose notre âme au monde

En mettant un semblant d’ordre dans les fichiers de mon ordinateur, j’ai retrouvé un texte que j’avais mis de côté. Je l’ai traduit pour le blog et je l’ai un peu adapté.

Tiré de Awakening the Artist, YogaInternational.com Summer 2011.

L’Art du Non-Attachement.

journal-extraitLe voyage créatif est un voyage qui expose nos âmes au monde. C’est un aspect qui peut être extrêmement gratifiant pour l’être et l’artiste (qui a l’opportunité de se connecter aux autres à un niveau profond et subtil). Mais c’est aussi la raison pour laquelle les émotions comme le doute, la peur et le jugement de soi (des émotions qui peuvent paralyser l’impulsion créative) sont toutes si familières aux artistes.

Le tricot en tant que pratique spirituelle (ou toute pratique contemplative) nous enseigne à cultiver le détachement et le lâcher prise de nos attentes en observant diligemment l’esprit sans réagir à quoi que ce soit, ni s’y accrocher ou le rejeter. Avec une pratique régulière, nous commençons à reconnaître que nos émotions néfastes ne sont pas des vérités permanentes, et nous pouvons ainsi plus facilement leur permettre de se dissoudre lorsqu’elles se présentent au cours du processus créatif.

Bien sûr, le véritable non-attachement signifie résister à l’attachement, que ce soit non seulement à l’échec et aux états émotionnels négatifs, mais aussi au succès et aux sentiments exagérés d’accomplissement.

« Indépendamment de ce qu’est vraiment votre travail artistique, il y a ces moments difficiles pendant lesquels tout votre travail ressemble à de la merde et ces moments de délire quand il vous semble génialissime. Vous devez savoir surfer sur ces hauts et ces bas. »

La pratique dévotionnelle d’abandon en confiance, à travers laquelle nous offrons le fruit de nos efforts à une source supérieure, est l’une des voies les plus profondes pour un artiste qui travaille le non-attachement. Plus vous lâcherez prise sur le résultat, plus vous connaîtrez de réussite.

Pour en finir avec les blocages créatifs

Cela faisait longtemps que je n’avais plus ouvert l’un de mes livres favoris : Life, Paint and Passion par Michèle Cassous et Stewart Cubley. Voilà qui est réparé et pour la peine, je partage le passage sur lequel je suis tombée au hasard hier.

Traduction et adaptation : Libellune.

Le mur de briques : blocages créatifs.

« Faire ce à quoi le sort me destine est ma propre intention. »

Carl Jung

Soyons clairs, je ne crois pas aux blocages créatifs car après avoir enseigné pendant de nombreuses années et peint des milliers de tableaux, je n’en ai jamais rencontré aucun. Puisque leur existence est prise pour acquis, parlons un peu de ces fameux fantômes.

lilith-by-libelluneUn blocage est vécu comme un sentiment de vide sans savoir quoi y faire. Même le moindre petit trait semble aride et vide, et vous n’éprouvez plus aucun désir si ce n’est de renoncer. Ce qui marchait auparavant ne vous satisfait plus. Vous vous sentez découragé ou frustré, ou tout simplement vous vous fichez de tout. Ceci m’a été décrit comme « foncer droit dans un mur de briques ».

Ce que nous appelons des blocages sont des périodes de transition. Parfois elles sont intimidantes, mais lorsque vous y réfléchissez, un blocage n’est qu’une période de changement. Quelque chose de drastiquement différent de ce qui a été peint essaie d’émerger, et vous le repoussez, consciemment ou inconsciemment. Vous vous sentez vide parce que c’est bien trop plein à l’intérieur et la pression donne l’illusion de vacuité.

C’est le moment de briser les frontières érigées par l’image de soi, pour trouver la faille dans ce mur de briques. L’une des façons de procéder consiste à laisser votre pinceau faire le travail à votre place. Prenez une couleur sans la choisir. Puis laissez le pinceau peindre ce qu’il veut, non pas ce que vous voulez (un point, une ligne, une tâche, n’importe quoi.) Cela peut être très grand ou très petit, mais cela doit être réalisé immédiatement, avant que vous ne puissiez penser.

Cette approche a une façon mystérieuse de court-circuiter le directeur en vous, car on peint sans raison, et habituellement en quelques minutes la connexion avec le flot créatif est rétabli.

Vous pouvez également l’expérimenter en changeant la taille du pinceau :

  • Si vous aviez l’habitude d’employer un pinceau large, changez pour un petit ;
  • Si vous aviez l’habitude d’utiliser un petit pinceau, changez pour un gros.

Ne vous arrêtez pas en pensant que la peinture est déjà complète, presque terminée. Vous êtes dans une situation d’urgence et beaucoup de choses peuvent encore émerger. Les nouveaux éléments n’ont pas besoin d’être cohérents ; il y a toujours suffisamment d’espace pour ce que vous avez besoin de faire. Prendre une nouvelle feuille de papier aura raison de votre tentative. A la place, demandez-vous ce que vous feriez si :

  • vous n’aviez pas peur de changer ou de gâcher votre peinture ;
  • quelque chose pouvait entrer dans votre peinture de n’importe quel côté ;
  • vous vous apprêtiez à peindre quelque chose de radical ;
  • vous vous laissiez aller à oser, expérimenter, prendre un gros risque ;
  • quelque chose de grand (ou un bout de quelque chose de grand) avait pénétré votre peinture.

Si vous n’obtenez pas beaucoup de réponses, posez-vous des  questions plus surprenantes, que feriez-vous si :

  • vous perdiez le contrôle pendant un moment ;
  • vous peigniez la mauvaise chose ;
  • vous peigniez quelque chose qui puisse vous déranger.

Vous pouvez aussi utiliser des personnages imaginaires pour donner le change à vos émotions. Par exemple, si une folle apparaissait à la porte maintenant et peignait sur votre peinture, que ferait-elle ? J’ai employé les services de cette folle durant des années. Elle a fait des merveilles dans les ateliers que nous avons donné.

Une fois, j’ai demandé à une étudiante pour qui rien ne semblait marcher, ce que sa sœur peindrait. Elle n’avait pas de sœur, mais elle a fait comme si. Pendant des jours, je lui ai demandé ce que sa sœur ferait, et une réponse venait instantanément, alors qu’elle-même restait totalement vide.

Bien sûr, toutes ces questions doivent être prises pleinement en considération et on doit y répondre dans le détail pour qu’elles portent leurs fruits. Je l’ai fait jusqu’à ce que cette étudiante éprouve à nouveau intérêt et passion, jusqu’à ce qu’une étincelle brille dans ses yeux.

L’ennui, la frustration et la fatigue ne sont pas des indicateurs pour s’arrêter ; ce sont les signes que vous ne faites pas ce que vous voulez vraiment faire. C’est important de ne pas laisser tomber, mais de répondre au défi de ce fameux mur de briques. Si vous abandonnez, vous n’apprendrez jamais de ces soi-disant blocages et vous pourriez vous décourager de peindre à nouveau. Lorsque vous faites face au mur avec créativité, vous réalisez que vous ne devez pas vous sentir impuissant face à la peinture, parce qu’il y a toujours des possibilités. Vous développez foi en vous-même et voyez que votre capacité à créer ne doit jamais être mise en doute ou stoppée. Vous gagnez le goût du suspens et ce mouvement (dans le sens de changement/mutation/évolution) inattendu qui est à votre recherche commence à vous intriguer. Cela peut vous attirer comme vous repousser, cela peut être redoutable comme exaltant, mais cela vous (r)éveillera.

Comment stimuler votre créativité ?

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Le filage, une technique où j’ai encore tout à découvrir

Voici un article qui vous intéressera peut-être, inspiré des conseils du Professeur Mihalyi Csikszentmihalyi, le M. Flow. Vous voyez de qui je veux parler ? Non, alors lisez cet ancien billet.

Cet article vient du site Cles.com, je le copie-colle éhontément ici, histoire qu’il ne disparaisse pas dans les méandres du net.

« Qu’il s’agisse de s’exprimer dans une discipline artistique, une profession, un nouveau mode de relation ou une façon de vivre, chacun de nous a potentiellement l’énergie psychique nécessaire pour mener une existence créative. Mais, selon le professeur Csikszentmihalyi, vétéran du département psychologique de l’université de Chicago, quatre obstacles classiques bloquent souvent ce potentiel :

  1. Trop de travail, de charges, de responsabilités, de soucis peuvent nous épuiser et nous mettre en manque d’énergie créatrice ;
  2. Nous pouvons avoir du mal à nous concentrer et à canaliser cette énergie ;
  3. La paresse, l’esprit de procrastination, l’absence de discipline peuvent dilapider notre élan ;
  4. Enfin notre motivation et nos objectifs peuvent s’avérer trop flous pour conduire une création à terme.

Ces obstacles peuvent être levés progressivement en quatre étapes :

1. Réveillez votre curiosité

  • Le premier pas vers un réveil de la créativité consiste à cultiver volontairement votre curiosité, c’est-à-dire à consacrer de l’attention aux choses pour elles-mêmes. Chaque jour, laissez-vous surprendre par quelque chose. Ne partez pas du principe que vous savez déjà tout de cette chose ou qu’elle ne vous intéresse pas de toute façon. Ouvrez « les yeux qui sont dans vos yeux », comme dit le Talmud. Soyez ouvert à ce que vous dit le monde.
  • Inversement, chaque jour, essayez de surprendre une personne au moins. Rendez-vous compte de vos routines. Elles peuvent être excellentes, pour économiser votre énergie. Mais elles vous rendent prévisible. Amusez-vous à rompre avec telle ou telle habitude. Par exemple, invitez quelqu’un à sortir dans un endroit où vous n’êtes jamais allé. Ou changez d’apparence.
  • Ensuite, notez chaque jour par écrit ce qui vous a le plus surpris et comment vous avez surpris les autres. Plus tard, vous pourrez relire la suite de vos surprises et cela vous fera réfléchir. Prendre des notes rend l’existence moins fugitive. Au bout de quelque temps, vous pouvez voir apparaître des constantes dans vos intérêts, signalant des directions créatives possibles.
  • Dès qu’une direction se dégage (l’éveil d’un réel intérêt), poussez plus loin. Est-ce une idée, une musique, une technique, un animal ? Ne dites pas que vous n’êtes ni penseur, ni musicien, ni ingénieur, ni zoologue ! Le monde entier vous concerne et nous sommes là pour apprendre, enquêter, inventer.

2. Érotisez vos activités

  • Il ne s’agit pas de sexe, mais d’un plaisir beaucoup plus général et diffus. Il faut apprendre à aimer ce que l’on fait. Si possible tout ce que l’on fait. Vous pensez que c’est impossible ? L’une des clés de cette étape est de s’appliquer à bien faire tout ce que l’on fait. Que vous écriviez un poème ou fassiez le ménage, prépariez le repas ou appreniez une langue étrangère, plus vous y investissez d’effort, d’attention, de concentration, plus vous en tirerez de plaisir. Inversement, plus vous bâclez, négligez, pensez à autre chose et abandonnez devant l’effort, plus l’ennui vous envahira.
  • Dans une logique proche du « changement à petits pas » de Robert Maurer, le Pr Csikszentmihalyi conseille de s’entraîner d’abord avec des gestes quotidiens les plus anodins, comme de se brosser parfaitement les dents (sic), puis de monter progressivement en complexité. Sinon l’ennui revient vite. Mais dès que l’intérêt et la passion entrent dans votre vie, le moindre domaine – du jardinage à la philosophie, de la menuiserie à l’approfondissement des relations intimes – devient si complexe qu’une vie entière ne suffirait pas à en faire le tour.
  • Précisez ce que vous aimez et ce que vous détestez. Beaucoup de gens ignorent au fond ce qu’ils ressentent et pourquoi ils font ce qu’ils font. La personne créative vit en contact direct avec ses émotions ; elle s’en va vite si elle s’ennuie et s’investit intensément si elle apprécie la situation.

3. Cultivez vos germes de créativité

  • Une fois l’énergie créative réveillée, il faut la protéger et la canaliser, sinon, distraction et négligence l’éroderont. Paradoxalement, l’une des façons de le faire peut être de s’accorder des zones de paresse. Einstein portait toujours le même vieux pantalon, se facilitant la vie au maximum sur le plan vestimentaire. Cela vous semble contradictoire avec la lutte contre les routines ? C’est qu’on franchit là une étape, où la concentration et l’attention consistent à abandonner tout contrôle. De la même façon, celui qui pratique la méditation élargit ses frontières en cessant de diriger ses pensées et en tentant de se fondre dans l’énergie qui sous-tend le monde des apparences.
  • Prenez votre emploi du temps en main, si possible en fonction de vos propres rythmes. Il est temps de vous demander à quel moment vous préférez réellement manger, dormir, travailler, etc. Manger et dormir sainement compte beaucoup.
  • Aménagez-vous des temps de non-agir. N’ayez pas peur de rester inoccupé à certains moments. Une agitation constante ne favorise pas la créativité. Observez régulièrement des pauses, pour faire un bilan et surtout pour laisser de nouvelles idées spontanément émerger. Trouvez aussi quel type d’activité tranquille (marche, jardinage, broderie, bricolage…) peut accompagner ces émergences.
  • Organisez votre espace. Si vous le pouvez, il est évidemment préférable de vivre et de travailler dans un endroit où vous vous sentez bien. À l’intérieur même de votre lieu de vie, découvrez quel type d’aménagement et de rangement favorisent votre créativité.

4. Intériorisez vos structures créatrices

  • Selon le Pr Csikszentmihaly, la créativité jaillir de façon préférentielle chez les gens dont le caractère est composite, ambivalent, voire contradictoire. Les chercheurs de l’université de Chicago ont relevé au moins dix sortes de contradictions fécondes. La personnalité créative est par exemple : extravertie et timide, ou orgueilleuse et modeste, lucide et naïve, masculine et féminine, forte et fragile, casanière et nomade, ordonnée et désordonnée… Il convient d’apprivoiser ces balancements en nous-mêmes, et surtout d’aider enfants et adolescents à les vivre – et les accepter tels !
  • Progressez dans la complexité, sans confondre celle-ci avec la complication : la première est intégrée, c’est-à-dire vécue intérieurement, alors que la seconde est un collage chaotique qui reste extérieur à vous-même. Ici, pas de raccourci : seule une pratique régulière, existentielle, souvent longue, permet l’intégration.
  • Enfin redéfinissez votre quête à intervalles réguliers…. »