Laine feutrée à l’aiguille : carnet « Greenman »

Détail du carnet « Greenman ». Mérinos, soie tussah et angelina.

J’avais complètement oublié de poster les photos de mon avant avant-dernier objet feutré. Je poursuis mes expérimentations. Ici, l’air de rien, il y a un long travail de mélange des fibres. J’ai essentiellement feutré à l’aiguille, je rajoutais les couleurs au fur et à mesure, en prenant mon temps. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle immersion dans le vert. A tel point que j’ai rêvé de Greenmen pendant la réalisation de ce carnet. Je vais le noter ici, ça me permettra d’en garder une trace :

 » Deux esprits de la nature rencontrés en rêve. Une jeune femme et moi-même prenions place par terre, autour d’une table improvisée (un arbre tombé). Elle me demandait si avec les années on s’habituait à l’inconfort d’un siège de fougères. Je lui répondais que oui car, depuis longtemps déjà, je trouvais le sol de la forêt parfaitement confortable. C’est alors qu’un jeune homme vînt à notre table. Il était entièrement vert. Je me demandais s’il s’agissait d’un Greenman mais il ressemblait davantage à un lutin à taille humaine. Il se mit à chanter une douce mélopée dans sa propre langue. Son chant était envoûtant, magique. Il avait une voix superbe. Puis il se leva et partit. Un second « Greenman » prit sa place, il était plus âgé et lui aussi entonna un chant merveilleux. Je me suis réveillée totalement enchantée. »
Rêve dans la nuit du 4 au 5 février 2014.

Premières teintures : à pas feutrés

Le câble USB de mon appareil photo ayant rendu l’âme, j’ai pris les photos avec mon téléphone portable. Bref, elles sont pourries, les couleurs piquent un peu les yeux mais j’avais envie de partager mes premiers essais de teinture, malgré tout, sur ce blog.

C’est Ama qui m’a gentiment poussé dans la marmite aux couleurs, en m’offrant moult fibres douces, soyeuses ou à bouclettes et des teintures pour faire joujou.

Je me suis lancée et j’ai adoré.

Premières teintures, à pas feutrer. Ou, à ne pas feutrer (tout de suite), ça marche aussi :o).

Pendant le processus de coloration, j’avais peur de feutrer la laine en la manipulant. Ce qui a été un peu le cas « en surface », mais rien de bien méchant.

Je trouvais les rubans colorés du commerce déjà très beaux. J’hésitais donc à sauter le pas, et puis là, je me suis rendue compte combien c’était génialissime de travailler avec ses propres couleurs.

J’ai commencé à feutrer un dégradé de vert et de bleu… C’est magique. Le terme de « laine féérique » pour désigner la laine à feutrer prenait alors un nouveau sens pour moi. Hélas, mes photos étant super moisies, l’effet n’est pas rendu ici. A vrai dire, je ne suis pas sûre de réussir, même avec mon appareil habituel. Une question de matière et de lumière… Et de magie, vous dis-je !

Mojo bag dédié à l’esprit du Sureau

« Mojo bag » en laine feutrée. Mérinos, soie, péridots, cristal de roche, perle de sureau et lacet de cuir.

Un « mojo bag » dédié à l’esprit du Sureau. Le sureau est un arbre que j’affectionne tout particulièrement. J’en ai plusieurs dans le jardin. Son esprit m’accompagne depuis un certain nombre d’années et plus fortement encore depuis ces derniers mois. C’est un peu ma muse à moi. Je lui dois des guérisons, j’avais envie de le remercier à ma façon, en créant un objet : ce petit sac magique. Sa réalisation a été, en quelques sortes, un rituel d’action de grâce et d’offrandes. J’ai fabriqué une perle avec le bois de notre plus grand sureau et j’y ai inclus un cristal de roche. J’ai brodé des perles de péridot et un symbole à l’intérieur du rabat. J’ai passé un moment magique et merveilleux. J’espère que mon petit mojo bag vous plaira. Moi je l’adore, à vrai dire, davantage pour des questions personnelles qu’esthétiques, même si je le trouve joli.