Silly Monster, monstre en laine feutrée

Jean-Claude Francis-Moute, aka Petits Tétons roses. Personnage en laine feutrée.

J’ai réalisé un nouveau monstre débile et rigolo en laine feutrée à l’aiguille. C’est un cadeau pour mon amie Gisèle qui a bien aimé mon monstre précédant. Une nuit plus tôt, j’avais rêvé que je lui fabriquais un personnage en laine feutrée pour son anniversaire qui a lieu à la fin du mois.

Ici, j’ai utilisé de la laine (mérinos, corriedale et romney), des fibres angelina et des cure-pipes pour les bras et les jambes. J’ai teint moi-même une bonne partie de la laine utilisée. J’avais plein d’idées de détails mais le personnage étant petit (11 cm de haut hors cornettes chevelues par 4/5 cm de large hors big hug :o)), le rendu était bien trop fouillis. Il m’a fallu épurer. J’ai donc retiré la superbe toison verte qui ornait la poitrine de mon petit monstre, baptisé Jean-Claude Francis-Moute, aka Petits Tétons roses. Je lui ai épilé les dessous de bras, mais je n’ai pas osé toucher au reste.

Voilà, il aura bientôt une nouvelle maison et j’espère qu’il s’y plaira !

 

Monstre débile en laine feutrée

J’adore les monstres débiles. Bizarrement, je n’ose pas trop en peindre. Je ne sais pas pourquoi. Par contre, j’avais très envie d’en créer en laine feutrée. Peut-être parce que je peux ajouter pleins de détails en version 3D ? En tout cas, c’est chose faite. Et je dois bien avouer que je me suis terriblement amusée en le réalisant. C’est au départ une broche, finalement j’en ferai plutôt un magnet de frigo. Il ne me reste plus qu’à fixer l’aimant au dos. Le rendu photo est assez décevant. Je trouve vraiment difficile de prendre des photos correctes des objets en laine feutrée. Les couleurs, les matières sont bien plus belles en vrai. Apprendre à faire de bonnes photos, je dois ;o)

Laine : teintures & mélanges

Voici, un petit mélange réalisé à la cardeuse à rouleaux à partir de mes propres teintures. Il est composé de laine de mérinos, de soie et de fibres angelina. Après coup, je me suis aperçue que je m’étais inspirée du rouet ci-dessous. C’est une image que j’ai trouvé sur le net, avant hier, à cette adresse. J’ai supposé qu’il appartenait à Rincevent. Un rouet assorti à son chapeau de « maje » :o)

Je veux le même…. Avec du violet quand même !

Cat cave ou grotte à chat en laine feutrée

Voici ma toute première « cat cave », ou en français « grotte à chat ». C’est une sorte de panier à chat que j’ai entièrement réalisé à la main. J’ai teint de la laine cardée (mérinos et corriedale) en violet, puis je l’ai feutrée à l’eau et au savon. J’ai ensuite embelli ma « cat cave » en feutrant des fleurs à l’aiguille que j’ai rehaussé de broderies. Sans perles néanmoins, par sécurité pour son futur propriétaire. Lors du feutrage, ma laine a rétréci bien plus que prévu et cette grotte à chat est devenu une grotte à chaton. J’espère qu’elle trouvera un chat/chaton qui l’aimera et qui s’y sentira bien. Il y a des chances, car cette grotte à matou part chez mon amie Faery qui a de nombreux chats. <3

Teindre et carder la laine

Nouvelles teintures de mérinos

Grâce à Julie, j’ai pu recarder toutes mes teintures maison. Je trouve que les fibres de mes laines ont tendance à se tasser après passage à la couleur. Là, elles ont retrouvé tout leur moelleux et toute leur douceur. Pendant, le cardage, je me suis amusée à faire quelques mélanges de couleurs et j’ai ajouté un peu (= comprendre une tonne) de fibres brillantes Angelina. Je crois que j’aime autant teindre et carder la laine que la feutrer.

Mon premier essai de filage au rouet n’a pas été très convaincant… Ma prof’ m’a néanmoins ménagée en m’affirmant qu’au moins, pour une débutante, je n’avais pas cassé le fil. Oui, enfin bon, mauvaise je suis… N’empêche que je finirai bien par y arriver, quitte à me construire un rouet et passer des jours dessus :o) Je m’y vois déjà !

Laine feutrée : un sac dédié au Sorbier protecteur

Un nouveau sac en laine feutrée presque exclusivement à l’aiguille. J’ai teint certaines fibres moi-même mais l’essentiel vient d’une nappe offerte par Ama. J’ai utilisé du mérinos, du corriedale et un soupçon de fibres angelina. Le bouton est en bois de sorbier que j’ai peint. Dans le sac, j’ai intégré un talisman discret dont je parle plus largement à la fin de cet article. Le sac mesure 20 x 26 cm, hors cordon. Comme je débute, il m’a demandé des jours de travail, mais c’était encore une fois du pur plaisir. Mon appareil photo n’a pas réussi à rendre les nuances orangées des baies, je ferai une autre session photo plus tard et mettrai la galerie à jour. C’était ma façon personnelle de me relier à cet arbre que j’aime beaucoup et puis aussi à mon filleul qui porte son nom.

Voilà, tout est dans le titre. Pour ceux qui aiment comme moi le folklore, la nature et les sorcières, j’ai traduit un texte sur cet arbre protecteur et les pouvoirs qu’on lui prête.

Croix de Sorbier ou Croix de Bride dédiée à la protection

The Library of Congress : Foklore. Choice notes from « Notes & queries » (extrait), traduction Libellune

En Angleterre, la croix de sorbier, ou croix de Bride, composée de deux morceaux de bois de sorbier liés par un fil rouge, est à l’origine un charme destiné à protéger du mauvais œil les animaux de la ferme .

Dans le Yorshire :

  • Une petite branche fourchue portée dans la poche est un charme qui protège de la sorcellerie.
  • Trois croix de sorbier (liées par un fil rouge) étaient utilisées pour éloigner les sorcières, soit suspendues au-dessus de la porte d’une maison ou d’une étable, soit portées sur soi, dans une poche.
  • Des baies sorbier enfilées comme des perles sur un fil, formant deux boucles, étaient accrochées aux clôtures métalliques pour éloigner tout mal et sorcellerie.

Dans les Highlands d’Écosse, on donne de la sève de frêne aux nouveaux-nés car, c’est d’abord un puissant astringent, ensuite parce que le frêne, associé au sorbier, est supposé posséder la propriété de résister aux attaques des sorcières, des fées et autres lutins malveillants. Sans de telles précautions, ils échangeraient l’enfant, ou le kidnapperaient purement et simplement.

Les gardiens de troupeaux de la province de Buchan, dans la région d’Aberdeenshire, préfèrent le bâton de berger en frêne à tout autre bois, parce que, lorsqu’ils lancent leur bâton / houlette pour réunir leur troupeau, ils sont sûrs de ne pas de ne pas frapper une partie vitale, et ainsi de tuer ou blesser l’animal. Ils disent que tout autre bois pourrait le faire.

« Sorbier, frêne et fil rouge,
empêchez les démons de fuir. »

 » Rowan, ash, and red thread,
Keep the devils frae their speed. »

Une pratique commune chez les femmes au foyer de cette même région consistait à nouer un bout de fil rouge, en laine peignée, autour de la queue des vaches, avant de les ramener au pâturage pour la première fois au printemps. Cela protège leur bétail, disent-elles, du mauvais œil, des fées et de leurs « elf-shot » (littéralement « coup d’elfe »). Aberdoniensis. — (Vol. iv. p. 380.)

Elf shot ou coup d’elfe. — Une idée répandue, selon laquelle quand une vache est soudainement frappée par la maladie, c’est qu’elle a été « elfshot », frappée par un elfe. Il s’agit d’une sorte d’esprits appelés « trows », d’une nature différente de celle des fées, qui tirent une flèche de pierre sur la vache et ainsi la blesse.

Bien qu’aucune blessure ne soit visible extérieurement, différentes personnes, hommes et femmes, prétendent la sentir dans la chair, et la guérir en répétant certaines paroles au-dessus de la vache. Ils placent également une aiguille à coudre dans un psautier, à une page particulière, et la piquent dans les poils de la vache ; ce qui est considéré non seulement comme un remède infaillible, mais aussi sert de charme contre de futures attaques.

On peut quasiment relier cela à une pratique qui fut à la fois très répandue et, dont on peut sans doute trouver certaines traces encore aujourd’hui. Pratique qui consisterait, selon une part plus civilisée du pays, à porter un petit bout de branche de sorbier, enveloppé dans du fil rouge et cousu dans les vêtements, pour se préserver des effets du « mauvais œil » ou de la sorcellerie :

« Sorbier et fil rouge,
Mettez les sorcières en fuite. »

« Rowan-tree and red thread
Put the witches to their speed. »

https://archive.org/details/folklore00np

Laine feutrée à l’aiguille : carnet « Greenman »

Détail du carnet « Greenman ». Mérinos, soie tussah et angelina.

J’avais complètement oublié de poster les photos de mon avant avant-dernier objet feutré. Je poursuis mes expérimentations. Ici, l’air de rien, il y a un long travail de mélange des fibres. J’ai essentiellement feutré à l’aiguille, je rajoutais les couleurs au fur et à mesure, en prenant mon temps. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle immersion dans le vert. A tel point que j’ai rêvé de Greenmen pendant la réalisation de ce carnet. Je vais le noter ici, ça me permettra d’en garder une trace :

 » Deux esprits de la nature rencontrés en rêve. Une jeune femme et moi-même prenions place par terre, autour d’une table improvisée (un arbre tombé). Elle me demandait si avec les années on s’habituait à l’inconfort d’un siège de fougères. Je lui répondais que oui car, depuis longtemps déjà, je trouvais le sol de la forêt parfaitement confortable. C’est alors qu’un jeune homme vînt à notre table. Il était entièrement vert. Je me demandais s’il s’agissait d’un Greenman mais il ressemblait davantage à un lutin à taille humaine. Il se mit à chanter une douce mélopée dans sa propre langue. Son chant était envoûtant, magique. Il avait une voix superbe. Puis il se leva et partit. Un second « Greenman » prit sa place, il était plus âgé et lui aussi entonna un chant merveilleux. Je me suis réveillée totalement enchantée. »
Rêve dans la nuit du 4 au 5 février 2014.

Premières teintures : à pas feutrés

Le câble USB de mon appareil photo ayant rendu l’âme, j’ai pris les photos avec mon téléphone portable. Bref, elles sont pourries, les couleurs piquent un peu les yeux mais j’avais envie de partager mes premiers essais de teinture, malgré tout, sur ce blog.

C’est Ama qui m’a gentiment poussé dans la marmite aux couleurs, en m’offrant moult fibres douces, soyeuses ou à bouclettes et des teintures pour faire joujou.

Je me suis lancée et j’ai adoré.

Premières teintures, à pas feutrer. Ou, à ne pas feutrer (tout de suite), ça marche aussi :o).

Pendant le processus de coloration, j’avais peur de feutrer la laine en la manipulant. Ce qui a été un peu le cas « en surface », mais rien de bien méchant.

Je trouvais les rubans colorés du commerce déjà très beaux. J’hésitais donc à sauter le pas, et puis là, je me suis rendue compte combien c’était génialissime de travailler avec ses propres couleurs.

J’ai commencé à feutrer un dégradé de vert et de bleu… C’est magique. Le terme de « laine féérique » pour désigner la laine à feutrer prenait alors un nouveau sens pour moi. Hélas, mes photos étant super moisies, l’effet n’est pas rendu ici. A vrai dire, je ne suis pas sûre de réussir, même avec mon appareil habituel. Une question de matière et de lumière… Et de magie, vous dis-je !

Mojo bag dédié à l’esprit du Sureau

« Mojo bag » en laine feutrée. Mérinos, soie, péridots, cristal de roche, perle de sureau et lacet de cuir.

Un « mojo bag » dédié à l’esprit du Sureau. Le sureau est un arbre que j’affectionne tout particulièrement. J’en ai plusieurs dans le jardin. Son esprit m’accompagne depuis un certain nombre d’années et plus fortement encore depuis ces derniers mois. C’est un peu ma muse à moi. Je lui dois des guérisons, j’avais envie de le remercier à ma façon, en créant un objet : ce petit sac magique. Sa réalisation a été, en quelques sortes, un rituel d’action de grâce et d’offrandes. J’ai fabriqué une perle avec le bois de notre plus grand sureau et j’y ai inclus un cristal de roche. J’ai brodé des perles de péridot et un symbole à l’intérieur du rabat. J’ai passé un moment magique et merveilleux. J’espère que mon petit mojo bag vous plaira. Moi je l’adore, à vrai dire, davantage pour des questions personnelles qu’esthétiques, même si je le trouve joli.