Flora, déesse du printemps

J’ai retrouvé sur Facebook cette petite toile commencée au mois d’août 2012 (merci Dorothe !) Elle était un prétexte pour tester l’acrylique Sennelier que l’on m’avait offerte. Un an et demi plus tard, je ne l’ai toujours pas terminée bien que je travaille dessus de temps à autre. Voici donc les deux photos d’un « Work In Progress » un peu long :)) Je l’ai baptisée Flora. Je devrais sans doute la finir avant le prochain équinoxe de printemps, ou bien ces jours-ci. Il est vrai que les températures nous feraient presque croire que nous sommes déjà à la belle saison.

Mélusine ou la sirène ailée

La déesse Mélusine, ou la sirène ailée, transforme, dans mon imaginaire, les étoiles célestes en étoiles de mer. Elle est habituellement représentée avec une queue de serpent. Aquarelle, crayons de couleur & encre dorée sur papier aquarelle.

J’ai commencé cette aquarelle en avril dernier. Puis, peu satisfaite, je l’ai laissée de côté. Entre temps, j’ai rencontré une petite jeune fille de 11 ans qui aimerait être peintre. En regardant mon book, elle est tombée sur cette sirène ailée inachevée et m’a encouragée à la terminer. Je l’en remercie, c’était une belle aventure que de la reprendre et de voyager entre ciel et mer, une nuit de pleine lune, alors que le sommeil me manquait. Cette sirène aux ailes d’or m’a demandée de longues heures de travail, l’air de rien. Je n’ai pas vraiment compté… Et pour la petite histoire, c’est mon amie Kundry qui m’a inspirée cette image et nos fertiles conversations du printemps dernier.

La Grande Déesse Étoile

Il y a quelques mois, j’avais quasiment fini cette aquarelle et puis je l’ai laissée en plan. J’avais senti que c’était le moment pour moi de poser mes pinceaux et de me tourner vers d’autres activités. Je suis heureuse de l’avoir fait car ce fut un plaisir de reprendre le chemin de l’atelier en terminant cette peinture.

En vérité, j’aime peindre vite, je pense que je recherche la spontanéité. Si c’est raté, je n’ai pas de remords, si c’est réussi, bien qu’imparfait, j’en suis heureuse.

Mais pour Elle, ce fut différent.

Il y a deux ans, j’ai eu une vision lumineuse. Plus exactement, baignée de lumière dorée. Comme un flash, mais rien de figé. Une vision numineuse ? J’ai attendu un peu avant de la dessiner au crayon de papier, ou plutôt de l’interpréter pour tenter de rendre son essence, pour plus être au plus près, au plus juste.

Croquis que j’ai oublié dans un carnet et redécouvert quelques mois plus tard. Il avait à mes yeux quelque chose de magique quand je l’ai retrouvée. J’ai pris le croquis en photo et j’ai retouché l’image sur photoshop. Je la sentais vibrer.

Je l’ai postée sur ce blog puis je l’ai à nouveau laissé dans un coin. Il s’est à nouveau écouler un certain temps avant que je ne me décide à passer à la couleur. Je ne me suis précipitée en rien. J’ai pris tout mon temps et Elle est née. Je pensais l’intégrer dans une sorte de petit autel en bois, avec d’autres objets, pour la « mettre en scène ». Mais je crois qu’Elle n’a pas besoin de cela. Elle se suffit à Elle-même.

J’y vois la Grande Déesse Étoile, Ishtar, du fait de sa position. Ou Asherah. Peu importe les noms. Je ne m’y attache pas. Je sais juste qu’Elle me ravit le cœur et ce fut une chouette aventure que de tenter de reproduire cette belle vision. Sans me presser, juste en laissant faire, tout dans le lâcher-prise.

Rêver et constuire de petits autels

Réaliser des petits autels. Ça fait un moment que le projet tourne dans ma tête. Plus de deux ans je crois. C’est le travail du bois qui freinait mon élan. J’avais cette petite boîte à trois tiroirs, avec pour boutons des cœurs. Je pensais ne jamais rien en faire et puis je me suis dit pourquoi ne pas la démonter et me lancer dans ce projet. C’est un premier pas ! Ce petit autel, je l’ai dédié à mon sujet favori : la Lune. Je compte bien ne pas m’arrêter là. Dès que j’aurai terminé ce premier autel, je me lance dans la construction d’une simple et bête boîte en bois. Histoire de partir sur de bonnes bases. J’adore l’aquarelle, ça reste *le* médium avec lequel j’ai le plus d’affinités mais j’avais vraiment besoin de me remettre à créer des objets et c’est un vrai plaisir, surtout quand je peux mélanger les techniques !

Aquarelle & crayons de couleur : mes médiums favoris pour représenter Dame Lune

De l’acrylique, une perle d’améthyste, des nuages en laine feutrée retrouvés tout faits au fond de ma boîte à couture, des feuilles tirés d’un vieux livre de poésie, de la feuille d’or pour le reste de l’autel…

Un autel pour la créativité

En prenant des photos de mes aquarelles en cours et, ainsi, de la table où je travaille, je me suis aperçue que cette dernière avait de furieux airs d’autel. Entre les statuettes, tableaux, pierres, plumes dont j’aime m’entourer quand je peins, à quoi d’autre pouvait ressembler ce coin atelier, aussi provisoire soit-il. Et moi qui croyais ne plus en percevoir la nécessité, ou plutôt sa puissance magique. Ah ah ! Cher inconscient, je te promets d’être un peu plus honnête à l’avenir. Au moins avec ça ;o)) Tiens, pour la peine, je traduirai bientôt un passage du livre de Cathy A. Malchiodi, The Soul’s Palette, où il est question de l’espace dédié à la création.

L’Arbre-cœur

Une petite aquarelle réalisée aujourd’hui, hors projet, juste pour me faire plaisir. Et quel plaisir ! Ahhh ! La semaine passée au jardin aura eu beaucoup d’effet sur moi, cela se voit dans cette peinture. L’arbre-cœur émane sa propre lumière. C’est un peu ce que je ressens en moi ces jours-ci après avoir planté et semé. Je n’en dis pas plus car une fois une peinture partagée, elle n’est déjà plus totalement mienne. À vous d’imaginer ce qu’elle a encore à raconter. Interprétez l’image comme vous le voulez et n’hésitez pas à partager en commentaire si ça vous dit. C’est toujours un plaisir de vous lire :)

Alors, les justes couleurs se sont perdues en route, comme à chaque fois. Elles se situent quelque part entre l’image scannée (ci-dessus) et l’image photographiée (ci-dessous). La numérisation ne rend pas justice à cette aquarelle, mais tant pis, je partage quand même !

Le titre de l’aquarelle est un clin d’œil à Didier Comès parti, début mars, rejoindre ses incroyables personnages dans l’Autre-Monde.