La créativité selon Osho

En fouillant Goodreads (merci Kundry), à la recherche d’un bon livre sur la créativité, je suis tombée sur Creativity : Unleashing the Forces Within, d’Osho. Ni une ni deux, je me procure l’e-book en anglais, puisqu’il n’existe, en français, qu’en version papier (ou bien, je l’ai zappé). Je m’attendais à ce que cela parle d’Art et je me suis retrouvé avec un bouquin qui parle essentiellement de spiritualité. J’aurais du m’y attendre, j’avais lu quelques citations d’Osho par ci, par là. J’en appréciais l’esprit mais je n’avais encore jamais lu l’un de ses livres. Au fond, le dessin, la peinture, la sculpture (etc.) sont des disciplines spirituelles à part entière ;)

En réalité, ce fut une très agréable surprise, je suis ravie de cette trouvaille. Elle tombe à point nommé. Je trouve néanmoins que l’auteur a parfois des idées un peu arrêtées. Etait-il buté ? Provocateur ? Ou un peu les deux ? Quoiqu’il soit, je prends le meilleur et c’est un pur bonheur.

J’ai fait une traduction d’un petit extrait qui m’a amusé. J’espère qu’elle vous plaira et vous fera cogiter. C’est tiré du chapitre sur les cinq clefs : redevenir un enfant.

« Une prof de catéchisme demanda à ses élèves de dessiner la Sainte Famille.

Ils lui apportèrent leurs dessins et elle vit que certains enfants avaient réalisé des images conventionnelles – la Sainte Famille dans la crèche, la Sainte Famille sur des mules, etc. Mais elle appela un petit garçon pour lui demander de lui expliquer son dessin. Il représentait un avion et quatre têtes apparaissaient à la fenêtre de celui-ci.

Elle dit : « Je peux comprendre pourquoi tu as dessiné trois visages, un pour Joseph, un pour Marie et un pour Jésus. Mais qui est le quatrième ? »

« Oh, » répondit le garçon, « C’est Ponce Pilote ! »

Merci Louise !

J’ai bien reçu votre courriel. J’ai voulu vous répondre mais votre boîte mail semble indisponible. Alors, je le fais ici. Merci beaucoup, c’est vraiment aimable de me donner votre astuce pour graver plus facilement le linoléum. J’ai un vieux fer à repasser dont je me sers pour la peinture à la cire et quelques vieux chiffons. J’ai une planche prête à être gravée, le dessin est déjà tracé, il me suffira simplement de chauffer le linoléum. Je suis sûre de ne plus déraper grâce à vous ;)

Les Vieilles Dames d’Inge Löök

Connaissez-vous la série de cartes postales d’Inge Löök représentant de très joyeuses vieilles dames ? Si ce n’est pas le cas, il est plus que temps d’aller visiter son site. Moi j’adore !

On y apprend qu’elle est née à Helsinki en 1951. Qu’elle est tout à la fois jardinier et illustratrice. Et qu’aujourd’hui, elle vit à Pernaja, en Finlande. Ses illustrations sont principalement inspirées de sa propre vie et de son entourage. Jusqu’à présent, elle a réalisé 36 illustrations différentes des ses tantes. Ses autres images favorites sont inspirées de la nature.

J’ai découvert ses illustrations sur une galerie Flickr.

C’est en linogravant, qu’on devient linograveur… Ou pas :p

Hibou dans les étoiles. Linogravure.

La linogravure m’attire depuis longtemps. Il y a quelques années de cela, je me suis amusée à fabriquer des cartes de visite « maison », pour les glisser dans mes commandes. J’avais, à cette fin, linogravé la forme générale du personnage choisi pour illustrer mes cartes. J’avais repris chacune d’elles pour les personnaliser. C’était assez « roots » mais j’aimais bien leur rendu. D’ailleurs, j’ai eu de bons retours, les personnes m’ayant commandé des tableaux à cette époque étaient ravies de recevoir ces petites cartes.

Ces temps-ci, j’avais envie de me mettre plus sérieusement à la linogravure. J’ai ressorti mes rouleaux encreurs et mes encres, je me suis commandée de nouvelles gouges et de nouvelles plaques de linoléum. Verdict : difficile de ne pas dévier pendant que je grave le lino. Je dois être particulièrement maladroite ! Surtout quand je visionne les tutoriaux sur youtube. Les artistes gravent le lino avec une telle aisance… Leurs gouges glissent sur le lino comme la mine d’un crayon bien grasse sur du papier. Peu importe, me suis-je dit, c’est en linogravant qu’on devient linograveur :-p Alors, obstinons-nous !

J’ai testé deux types de support : des plaques de linoleum au dos renforcé et un machin tout mou en plastique… Dans ce dernier, on a l’impression de graver du beurre. C’est super facile. Trop facile. Je trouve que ça n’a pas de tenue. Le linoléum est plus rigide, plus difficile à graver mais, finalement, carrément plus pratique.

Quand je me sentirai parfaitement à l’aise avec cette technique, j’écrirai un article détaillé sur le sujet, histoire d’encourager à essayer ce génial moyen d’expression. Moi qui aime tant peindre en couleurs, je pense que la linogravure est un bon exercice pour me concentrer sur le trait et un minimum de couleurs (on peut réaliser des linogravures à plusieurs couleurs, mais ça reste restreint). J’ai envie de laisser de côté l’aquarelle un moment pour le dessin à l’encre de chine et la linogravure. J’ai envie d’explorer ce que ces techniques ont à offrir : de forts contrastes pour exprimer des émotions fortes, des ambiances terribles, sombres, poignantes, théâtrales !

Bref, de temps à autres, j’aime bien sortir de ma zone de confort comme on dit sur les blogs, à la mode, de développement personnel ;o)

The matrix ;o)

Affiner son regard

Un vieux dessin (2005 ?) représentant un esprit-gardien

J’avais envie de partager cette phrase au sujet des dessins imparfaits.

« Souvent mes élèves trouvent que ce qu’ils font est raté. Je leur demande de m’expliquer pourquoi et s’ils y arrivent je les félicite en leur disant que l’important n’est pas de faire un dessin réussi, mais de comprendre là où l’on s’est trompé et donc d’affiner son regard et son sens artistique. »

C’est très juste. Merci Monsieur André Scobeltzine.