Vous relaxer avant d’utiliser votre Journal Créatif

Vous préparer pour travailler dans votre Journal

Lorsque vous êtes prêt à travailler dans votre journal, réservez-vous 15 minutes ou plus, sans interruption. Réunissez votre matériel, votre carnet, de quoi écrire et dessiner, puis installez-vous à l’endroit que vous avez choisi pour « être avec vous-même ».

Relaxation

La créativité s’écoule plus naturellement lorsque vous êtes relaxé, c’est pourquoi il est utile de vous détendre autant que possible avant de commencer le travail. Utilisez toute technique de relaxation que vous aimez. Lors de mes cours, je suggère d’employer la suivante :

Fermez les yeux. Prenez quelques respirations profondes. Inspirez lentement, expirez. Faites cela plusieurs fois.

A présent, concentrez-vous sur les sensations que vous éprouvez dans votre corps. Voyez s’il y a des endroits de tension et de douleur. Faites l’inventaire de votre corps. Commencez par votre tête et votre visage. Descendez dans votre cou et vos épaules, puis vos bras et vos mains. Vérifiez la tension de chaque zone. Ensuite descendez jusqu’à votre poitrine et votre abdomen, vos dos. Puis votre zone pelvienne et votre fessier. Vos cuisses et vos genoux, vos mollets et vos pieds.

Revenez sur toutes les zones de tension. Continuez à respirer profondément et, tandis que vous expirez, permettez aux zones tendues de votre corps de se relaxer, une par une. Chaque fois que vous relâchez votre souffle, relâchez avec lui les tensions. Nommez chaque zone et tandis que vous relâchez la tension de cette zone, dites à vous-même :

« Ma (partie du corps) se sent parfaitement détendue. »

Lorsque vous êtes relaxé, ouvrez doucement vos yeux.

Avant de faire le premier exercice, datez la page dans votre journal. Vous aurez besoin de dater uniquement la première page utilisée à chaque nouvelle utilisation.

À présent, vous êtes prêt à commencer.

The Creative Journal, the Art of Finding Yourself. Par Lucia Capacchione, Ph. D. Traduction Alexandra Rouche pour libellune.com.

Gouache sur carton de récupération

La graine, la fleur et le fruit. Une Ishtar biblique fort convenable, dont le message reste pourtant l’Amour. Voilà tout ce dont a besoin l’artiste en chacun de nous. Cliquez ici pour visionner un plus grand format.

J’ai réalisé cette gouache sur carton de récupération pour illustrer mon propos d’hier (cf. Débuter la peinture avec 6 euros).

Le rendu est différent de ma peinture sur papier, « fish & cheap », puisque la gouache a été utilisée en aplats plus ou moins réguliers.

J’ai employé un feutre pour marquer les contours qui donne un aspect plus graphique et dynamique à la peinture.

L’intérêt du carton, c’est aussi de jouer avec sa matière et sa couleur. Ici sur mon Ange Ishtarien, je n’ai pas peint la zone de la chevelure. Je trouvais que le « châtain » du carton apportait une certaine douceur au personnage. J’ai simplement choisi de figurer leur ondulation à l’aide du feutre.

La gouache violette de supermarché tire sur le bleu une fois numérisée.

Débuter la peinture avec 6 euros

Fish & cheap ! Gouache à petit sur papier à petit, le tout à petit prix. Cliquez ici pour visionner un plus grand format.

Suite à l’article d’hier, « Peindre pour quelques euros », j’ai pioché dans ma boîte de « peintures à petit » pour faire une démonstration. J’ai tenté d’entrer dans la peau de quelqu’un qui débute en peinture et ne veut pas investir plus de 10€ avant de savoir si ce mode d’expression lui convient.

J’ai utilisé le matériel suivant acheté en supermarché :

  • 10 tubes de gouache de 10 ml chacun + leur pinceau. Prix : 4€81
  • 12 feuilles Canson 224 g/m², format A4. Prix : 3€86. [Optionnelles.]
  • 1 crayon à papier, acheté en lot de 4. Prix total : 0€37
  • 1 gomme. Prix : 1€05

Prix total : [10€09] ou 6€23 sans le papier.

Avec papier

Avec ça, vous êtes paré pour 12 belles peintures dans le style aquarellé de mon « Fish & Cheap », au format A4. Et une centaine si vous investissez dans un bloc de feuilles. Pour mes recherches et croquis à l’aquarelle, j’utilise un bloc de 100 feuilles (format 24 x 32 cm) que j’achète pour 10€ ici sur le net.

224 g/m² pour le Canson en supermarché. Le grammage est correct. J’ai tendance à employer la gouache comme de l’aquarelle, non en aplat comme il conviendrait. J’estime que le grammage minimum pour une telle peinture commence à 200, « qualité étude ».

Ou sans papier

Et si vous ne voulez pas investir dans des feuilles, vous pouvez très bien récupérer du carton comme support à peinture. Et ça, c’est gratuit, il suffit de demander aux supérettes ou supermarchés si vous pouvez les soulager de quelques cartons. Généralement, ils en sont ravis.

Demain, je posterai une photo pour vous montrez le rendu d’une peinture sur carton. Le rendu est différent mais tout aussi sympa que sur papier.

Vous pouvez aussi faire de la récup’ en tout genre. L’option peinture sur bois et contreplaqué est tout à fait valable.

Sachez cependant que vous devrez davantage travailler « en matière » et donc utiliser plus de peinture.

Le pinceau

La qualité du pinceau n’est vraiment pas géniale. Rien ne vaut le confort d’un pinceau spécial aquarelle. Cela dit, j’ai mes petites habitudes et je dois reconnaitre que ce n’est pas si difficile de peindre avec un « petit gris ». Quand j’étais ado, je piquais les cotons-tiges dans la salle-de-bain. Je m’amusais à faire du « pointillisme » et j’avais de bonnes notes en dessin :o)

La peinture

J’ai utilisé la gouache un peu comme de l’aquarelle, très diluée. Je suis satisfaite du rendu. Les couleurs sont belles, lumineuses, vives. Évidemment, elles sont bien moins fines qu’avec une gouache ou de l’aquarelle de qualité extra mais pour 4€81 les 10 tubes, je ne ferai pas ma difficile.

Crayon à papier

Pour une esquisse avant peinture, le HB est très bien, voire le 2H. Il reste discret et se gomme facilement. Pour mes recherches, je préfère un crayon plus gras : au moins du 2B. La mine glisse plus facilement sur le papier.

La gomme

Elle est pratique mais à utiliser avec parcimonie car elle « écrase » le grain du papier et gare à ne pas le faire pelucher, surtout si celui-ci est une entrée de gamme. Je vais vous donner un truc, l’idéal, c’est d’utiliser une gomme « mie de pain » disponible dans les magasins de beaux-arts. Elle coûte 0€50 à 1€. Elle se divise, se modèle et elle est inusable. Et surtout, elle n’abime pas le papier. Il faudra faire attention malgré tout à ne pas appuyer trop fort sur le papier avec vos mines de crayon. De toute façon, là aussi, cela l’écraserait.

Peindre pour quelques euros

Faites de la récup’ et recyclez : des cartons aux chutes de tissu, en passant par les vieux magazines.

Quand j’étais étudiante à l’école d’arts graphiques, les fournitures demandées par mes professeurs coûtaient horriblement cher. Encres aquarelle, aquarelle extra-fine, gouache Linel, feutres Pantone, papier comme ceci, papier comme cela, carton-bois, pinceaux en poils de martre et j’en passe. Chaque mois, la note était salée.

Paradoxalement, cela m’a aussi appris à me débrouiller avec du matériel peu onéreux. De la récup’ de cartons comme support, des images dans des magazines, de vieux livres décortiqués, de la colle maison, les épices de la cuisine, de la gouache de supermarché, et comme pinceaux mes doigts, des cotons tiges ou le petit gris « tout moisi » fourni avec les pastilles de gouache pour gamins.

Je prenais beaucoup de plaisir à mettre la « main à la pâte ». C’était une manière très concrète de m’investir dans ma peinture et j’en éprouvais d’autant plus de satisfaction. Je retrouvais sans doute cette liberté et cette joie qu’ont tous les enfants face à la feuille blanche, les deux mains dans la peinture.

Les résultats étaient souvent bien meilleurs qu’avec mon précieux arsenal de graphiste/illustratrice. Probablement parce que j’avais pris davantage mon pied !

En lisant tout ce que j’ai pu trouver sur le Journal Créatif, et en le mettant en pratique, j’ai eu envie de renouer avec ce passé joyeux. Les auteurs proposent d’utiliser des fournitures simples et abordables.

Tout le monde n’a pas envie de mettre de grosses sommes dans du bon matériel de peinture, surtout au début. Et puis le confort rend mou, c’est bien connu ;) Alors place à la débrouille qui stimule l’imagination.

Voilà pourquoi j’essaierai de partager régulièrement les jours prochains des peintures réalisées pour quelques euros seulement. J’espère ainsi encourager tout ceux qui ont envie de s’exprimer par la peinture mais qui n’ont qu’un tout petit budget.

Vous pourrez ainsi laisser tomber le prétexte du matériel trop cher et passer aux choses sérieuses !

[Mise à Jour du 03/05/2012, ajouts de liens vers les articles connexes]

Débuter la peinture avec 6 euros en poche

Gouache sur carton de récupération

Inanna-Ishtar, un mandala pour la déesse

Inanna-Ishtar. Aquarelle, crayons de couleur et feutre pigma. Cliquez ici pour visionner un plus grand format.

Depuis ma tendre enfance, je suis totalement fascinée par la Reine Esther. Son histoire est relatée dans l’Ancien Testament. L’an dernier, en la relisant, j’ai fait tout à coup le rapprochement avec la déesse akkadienne Ishtar. En faisant quelques recherches, mon intuition s’est révélée juste. Depuis ce moment, j’ai eu envie d’apprendre l’Histoire de l’Orient Ancien. Je découvre avec émerveillement les racines de notre culture et c’est captivant ! J’avais très envie de représenter Inanna/Ishtar (nom Sumérien/Akkadien). Je me suis amusée à employer des symboles et objets liés à cette divinité mésopotamienne et à son culte. Je vous laisse deviner lesquels !

Fournitures pour le Journal Créatif

Difficile de trouver un joli carnet pour le Journal Créatif, qui ne soit pas trop onéreux, avec des feuilles suffisamment épaisses pour peindre à l’aquarelle. J’ai donc troqué mon médium favori contre des feutres et des crayons de couleur, comme le recommande Lucia Capachionne dans son livre « The Creative Journal », dont voici un nouvel extrait traduit.

Matériel pour la tenue du Journal Créatif

1. Un cahier de simples pages blanches, sans lignes, d’un format pratique (15 x 22 cm ou 21 x 28 cm), qui soit suffisamment solide pour ne pas que les feuilles se déchirent pas ni se détachent facilement en cas de chute.

Je recommande l’une des options suivantes :

  • Un « carnet vierge ». Il s’agit d’un livre relié ou broché dont les pages sont blanches et sans lignes, disponible dans les magasins de fournitures d’art, en papeterie ou en librairie.
  • Un carnet de croquis à spirale, dans les magasins de fournitures d’art ou en papeterie.
  • Un classeur à anneaux, avec des feuilles libres, blanches et unies. Si vous écrivez plus facilement sur votre machine à écrire et si vous souhaitez dactylographier la matière verbale dans votre journal, le classeur est fait pour vous.

2. Les outils pour écrire et dessiner

Le minimum consiste en un jeu de crayons de couleur ou de feutres à pointe fine, de 8 couleurs assorties. Voici quelques autres médiums :

  • des feutres moyens à larges pour dessiner
  • des craies grasses (ndlt : du genre « crayola »)
  • des pastels secs ou gras (utilisez du fixatif en spray pour le pastel sec, afin d’éviter toute bavure ou frottement.)

Journal créatif : Partage Sélectif

Détail d’un dessin extrait de mon journal créatif. Inspiré par le bracelet créée par Julie. Crayons de couleur et feutre.

S’il y a des passages ou des dessins que vous souhaitez partager, soyez sélectif à leur sujet. Partagez avec des gens en qui vous avez confiance, qui vous acceptent. Évitez de partager avec des personnes qui vous rabaissent, vous critiquent, ou vous disent ce que vous devriez, ou non, ressentir ou penser. Le travail du journal créatif ne sera pas fructueux dans une atmosphère de jugement. En fait, c’est la meilleure façon de le faire échouer.

Il est utile de trouver un ami qui tient aussi un journal afin que vous puissiez vous engager dans un partage mutuel. Une autre personne, qui tient un journal, peut être plus à même de comprendre ce que vous faites. Partager le travail du journal, c’est comme partager des secrets : cela peut rapprocher davantage les gens. C’est un moyen d’échanger des idées à propos de vous-même et, à travers ces révélations partagées, de percevoir le lien humain des sentiments et expériences universels. Le partage sélectif neutralise le sentiment d’isolement et rend les voyages à travers l’espace intérieur moins solitaires.

Le partage de groupe est un aspect important de mes cours sur le journal créatif. Les groupes sont petits, habituellement 10 à 15 personnes assises en cercle. Nous nous rencontrons normalement au café, chez nous ou d’autres endroits informels pour aider à créer une atmosphère détendue. Les gens sont libres de partager, ou de ne pas partager, leur travail ou leurs réactions face aux exercices. Nous sommes ouverts, dans un esprit de non-jugement, et, jusqu’ici, il n’y a aucune pression de groupe pour « tout raconter ». Il ne s’agit pas d’une thérapie de groupe ou de réunions thérapeutiques. Nous nous inspirons et encourageons les uns les autres, nous avons développé des groupes de soutien exceptionnels. De nombreuses amitiés se sont nouées, avec d’autres personnes aussi bien qu’avec le soi. Après avoir expérimenté le travail du journal créatif pour vous-même, vous pourriez souhaiter rejoindre un groupe de personnes qui tiennent un journal, qui se réunissent régulièrement et utilisent les exercices de ce livre comme tremplin.

Lors de mes cours hebdomadaires, chaque séance dure une heure et demi à deux heures, avec une pause au milieu. Chaque séance commence par une discussion sur le dernier cours ou sur les expériences surevenues durant la semaine qui vient de s’écouler. Parfois, nous avons fait les exercices, « nos devoirs » à la maison, et en parlons. Puis nous faisons les exercices ensemble.

  • Choisir un exercice. Une personne lira l’énoncé à voix haute.
  • Faites calmement les exercices sans parler. Cela peut prendre 15 à 20 minutes, selon l’exercice.
  • Discutez des réactions vis-à-vis de l’exercice ou partagez ce que vous souhaitez issu de votre journal.
  • Faites un autre exercice, tel que décrit ci-dessus, puis répétez la chose jusqu’à ce que le temps imparti soit écoulé.

Il est crucial que le ton de ces séances soit extérieur à tout jugement et en dehors de toute compétition, avec absolument aucune pression pour partager ou pour se conformer aux attentes d’autres personnes dans le groupe.

The Creative Journal, the Art of Finding Yourself. Par Lucia Capacchione, Ph. D. Traduction Alexandra Rouche pour libellune.com.