Cartes d’artiste, ATC & ACEO

Encore une chouette :o) (aquarelle sur papier du moulin Richard de bas, 6,4 x 8,9 cm)

Ces jours-ci, j’ai eu envie de me remettre à créer des miniatures pour le plaisir et éventuellement les échanger ou les vendre… Si le concept des cartes ATC (à échanger) ou encore ACEO (à vendre) vous est encore inconnu, voici une traduction que j’avais faite à leur sujet sur mon ancien blog il y a quelques années.

Artist trading cards – Cartes d’Artistes, à échanger

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Artist_trading_cards

Les « Artist trading cards » ou, en français, « Cartes d’Artiste, à échanger », également connues sous l’abréviation ATC, mesurent 64 mm x 89 mm (2,5’’ x 3,5 ’’), ce sont des œuvres d’art miniatures qui s’échangent, de la même manière que les images de sportifs (ndlt : ou cartes Magic ou Pokemon ^^). Les ATC ont une longue histoire, elles prennent leur origine dans les portraits miniatures du XVII ème siècle et gagnent en popularité durant la période impressionniste. À l’origine, les ATC étaient uniquement échangées entre artistes. Les artistes pouvaient ainsi étudier les techniques d’autres artistes. Pour certains d’entre eux, ces cartes agirent comme de véritables publicités ou comme des cartes de visites. Sur le recto, une œuvre originale était réalisée et sur le verso un résumé informel était écrit. Les impressionnistes ouvrirent le marché des Cartes à Échanger d’Artiste au public amateur d’art lorsqu’ils commencèrent à échanger ou vendre ces cartes en échange de fournitures d’artiste, d’atelier et « d’ardoises ».

Au départ, ces cartes ne possédaient pas de taille standard, bien qu’en général elles devaient mesurer moins de 4″ x 5″ pour être considérées comme des cartes d’art. De cette manière, les ATC sont semblables aux cartes de Base-ball, qui elle-même n’avaient pas de taille standard à cette époque. Les cartes de Base-ball et les Cartes d’Art à Echanger obtinrent à la même époque la taille normalisée que nous leur connaissons aujourd’hui. On dit généralement que la standardisation des cartes de base-ball est due à celle des Cartes d’Artistes (ATC).

Les cartes peuvent être réalisées à partir de divers matériaux, sur divers supports : crayon, aquarelle, gouache, acrylique, huile, techniques mixtes, etc. ; ce peut être des croquis, collages, peintures, etc. ; sur papier, tissu, carton, etc. – tout ce que peuvent employer les artistes. Les cartes d’artiste sont des œuvres originales, des séries ou des éditions limitées.

Règles à propos des artist trading cards (cartes à échanger d’artiste)

Voici quelques règles communes au sujet des cartes à échanger d’artiste, modernes :

1. Les dimensions de la carte doivent être : 2.5 x 3.5 pouces (64 x 89 mm).

2. Les cartes sont échangées, jamais vendues. Les cartes vendues sont appelées « Art Card, Editions and Originals », soit en français « Carte d’Art, Éditions & Originales » (ACEO).

3. L’artiste qui aura réalisé la carte doit la signer et la dater, ainsi que la numéroter s’il s’agit d’une édition. Les coordonnées de l’artiste peuvent être ajoutées.

Le support type des ATC est la carte. Cependant, certaines sont créées sur du métal, du tissu amidonné, polymère, plastique, glaise, balsa, cuir, tissu à broder, acétate, des papiers aquarelle épais et de nombreux autres médiums. Diverses techniques sont alors appliquées sur le support choisi : collage, textile d’art, assemblage, art numérique, calligraphie, perles, aquarelle, tampons, gravure, stylo et encre, crayons de couleur, aérographe, etc. Le verso de la carte type inclut la signature de l’artiste, la date et parfois le numéro de série ou édition (s’il s’agit d’une série ou d’une édition bien sûr ^^), ainsi que le titre. Si les cartes sont échangées lors d’une « convention » (échanges organisés), il est habituel que les personnes ajoutent le nom et la date de cet événement, ainsi que le nom de l’endroit où il est organisé.

Art card, editions and originals : ACEO (carte d’Art, éditions et originaux)

Les Art card, editions and originals, ACEO en abrégé, (Carte d’Art, éditions et originales) sont une branche fortement contestée des Artist Trading Cards. Les ACEO ont vu le jour lorsque certains artistes commencèrent à créer des cartes à vendre sur eBay, en plus des cartes à échanger. La vente de ces cartes est un point douloureux pour les puristes des ATC ; cependant cette pratique n’est pas sans précédant : les cartes à échanger dans d’autres cadres, tels que le sport, ont également été échangées et vendues. De nombreux artistes continuent à vendre de petites cartes d’art sur eBay. Cette pratique est sensée augmenter leurs revenus et les soutenir.

Envie de faire mille choses !

Avec l’été, j’ai envie de tester, bricoler, peinturlurer mille choses mais même si j’ai du temps, je ne peux pas tout faire non plus. Je me suis inscrite sur des fora créatifs et j’essaie de suivre les projets proposés. J’ai bien envie de me lancer dans l’aventure Sketchbook Project comme Nolwenn et Ankolie. Je vais aussi craquer pour l’atelier en ligne de Creative Kismet ! J’adore son travail, c’est très coloré, vivant, joyeux. J’en profite pour faire de la pub pour son atelier. Elle fait une promo à qui partagera un lien vers son projet (cliquez sur l’image :))

Drôles d’oiseaux sur papier artisanal

Voici ma première aquarelle sur le papier artisanal du moulin Richard de bas dont je parlais dans mon article précédant. Ce papier est très agréable à travailler, comme les papiers Arches sur lesquels j’ai l’habitude de peindre. J’ai eu en revanche une petite surprise avec ma première version d’encre au sureau. J’ai obtenu une couleur lie-de-vin, bien différente du violet que j’obtiens avec mes autres papiers aquarelle mais similaire à la nouvelle recette que j’ai conçue et testée cette année. J’imagine que cela doit être une histoire d’acidité du papier. Cependant, ce n’est pas un handicap et me rappelle qu’il est toujours bon d’utiliser un « papier test » avant de commencer tout travail !

L’oiseau du crime ! Bon, je l’aime bien quand même. Il a un petit air débile, un peu surpris… Lui aussi ne s’attendait pas à une robe de cette couleur.

Sur la première ligne, ma toute première recette d’encre au sureau, appliquée sur un papier pour croquis à l’aquarelle en mono-couche, puis en multi-couches, j’obtiens un violet qui tire vers le bleu. Sur la seconde ligne, ma seconde recette d’encre au sureau, appliquée sur le même papier, j’obtiens un violet qui tire davantage vers le rouge. Sur la a troisième ligne, une recette d’encre au sang de dragon :)

Je m’en vais poster une image plus grande dans la galerie… :)